3 - Ouvrages

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Cote/Cotes extrêmes

3/1-2823

Souvenirs d'une période trouble.

Cote/Cotes extrêmes

3/2679

Date

2013

Mention de responsabilité

Pierre Auer Bacher

Langue des unités documentaires

français

Lieu de publication, production et/ou distribution

Paris

Nom d’éditeur, producteur et/ou distributeur

Le manuscrit

Date de publication, production et/ou distribution

2013

Conditions d'accès

Communicable

Pagination

383 p.

Dimensions et unité de dimensions

22,5 cm

Forme du contenu

Imprimé

Titre propre de la collection ou de la monographie en plusieurs parties

Témoignages de la Shoah

Autres notes

9782304011869

Note de résumé

La communauté juive alsacienne, de par son histoire et sa situation géographique, a sans aucun doute perçu avec une acuité particulière le péril nazi et l'imminence de la guerre. Pierre Auer Bacher est originaire de Wissembourg au nord de l'Alsace, sur la frontière avec l'Allemagne, précisément entre les deux lignes de défense militaire : la ligne Siegfried pour l'Allemagne et la ligne Maginot en France. Dès son plus jeune âge, il est sensibilisé à la montée de l'antisémitisme en Allemagne par les récits des Juifs allemands venus clandestinement se réfugier en Alsace. À la déclaration de guerre, la population frontalière est évacuée vers des villes de repli dans le Sud-Ouest de la France. Cette condition de déplacés devait prendre fin une fois la victoire acquise. Les événements en décident autrement avec l'occupation allemande et l'annexion de l'Alsace au IIIe Reich. Pierre Auer Bacher n'a que dix ans au début du conflit : il découvre Paris sous la botte nazie, passe la ligne de démarcation vers la zone «libre» avec sa mère et ses grands-parents, et rejoint son père démobilisé à Limoges, ville de repli des Strasbourgeois. L'occupation totale de la France aggrave la situation : les exactions antijuives se multiplient, ses grands-parents sont arrêtés, ses parents entrent dans la clandestinité et confient Pierre à l'érudite famille Neher - cachée dans l'isolement corrézien de La Praderie -, pour qu'il puisse continuer auprès d'eux ses études. À l'arrivée de la division Das Reich, tous se dispersent et l'adolescent est plongé dans une vie d'errance, rejoint le maquis et tente de retrouver ses parents. Arrivent enfin la Libération et le difficile retour à la normale. Au-delà de la personnalité riche et truculente de Pierre Auer Bacher, ce récit témoigne des réalités de la vie quotidienne et de la persécution des Juifs en France durant l'Occupation.